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Cours d'Histoire des gwanguamas

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Message par Osismii le Sam 24 Fév - 7:24

Kouadio Moutawa a écrit:
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Son Altesse Royale Boku Bah est le roi actuel de Luneda. Passionné d'Histoire, il a décidé de compiler les éléments encore disponibles sur la genèse de l'Empire du Gwangua actuel avant qu'ils ne se perdent dans les brumes de l'Histoire. Il donne des cours à l'Université de Sogol pour que la mémoire de son peuple soit transmise aux générations futures.



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Sa Thèse


L'époque pré-Impériale


Depuis la nuit des temps, les Gwanguanas vivaient plus ou moins en paix sur notre île. Il y avait bien des conflits entre tribus mais rien de comparable à ce que notre peuple allait subir.

Il y a plusieurs siècles des colonisateurs débarquèrent sur notre territoire. Ils avaient des armes dont nous n'avions pas la connaissance et étaient d'une brutalité incroyable en comparaison aux quelques escarmouches entre tribus que nous connaissions. Les hommes qui tentaient de résister avec leurs sagaies et leurs boucliers étaient balayés par des hommes couvert de métal utilisant des armes à feu. Les blessés étaient exécutés, les captifs réduis en esclavage, leurs femmes systématiquement violées, les enfants élevés dans le seul but de travailler pour les colons.
Il y a bien eus des mouvements de résistance qui apprirent à se servir des armes des envahisseurs, à les voler, à les retourner contre leurs ennemis. Mais les répressions atroces et la supériorité militaire des colons firent taire toute rébellion organisée.
Nos oppresseurs finirent par faire de toutes nos tribus des esclaves à leurs service. Ils construisirent leurs plantations, leurs demeures, nos femmes continuèrent à être des objets sexuels. Puis ils commencèrent à vendre les esclaves dont ils n'avaient plus besoin, à les élever pour ce commerce, ils ne gardèrent que les bouches utiles. Les gwanguamas furent dispersés, vendus sur le marché du port principal de l'île. Les acheteurs affluèrent comme des mouches sur un morceau de viande.

Notre île était devenu pour eux une principauté, il n'y avait rien de princier chez eux. Leur système politique une monarchie absolue, il n'y avait rien de royal dans leur comportement. Notre peuple était dispersé aux vents à bord de navires surchargés ou la mortalité était abominable. Allongés les uns contre les autres comme des sacs il n'était pas rare de passer plusieurs jours à côté d'un cadavre, souvent celui d'un ami. Pourtant ils glorifiaient la sagesse de leurs monarques...

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Ils trouvèrent le moyen de se battre en eux pour notre territoire, ils y voyaient des changements. Les esclaves gwanguamas y virent surtout une aggravation de leur situation si c'était possible. Dès lors notre île fût le jouet de différentes puissances.

Aujourd’hui, grâce au génie tactique de notre libérateur à tous, Koffi Moutawa, notre peuple est libre après des siècles de servitude.


La genèse de l'organisation Impériale


Jusqu'à l'exploit d'Adisa Doumbia, l'ancêtre du roi Maramona actuel, le futur Empereur n'avait pas de garde rapprochée (nous y reviendrons). Koffi Moutawa, notre libérateur à tous, a pris conscience que le danger pouvait venir de ses propres troupes. Il a aussi pris conscience que son assassinat pourrait mettre en péril tout la guerre de libération.
Dans un premier temps il s'entoura de membre de sa tribu ayant eus un entretient avec Adisa Doumbia, qui avait un sixième sens pour repérer les cinglés. A partir de ce moment Koffi Moutawa fut garder par 12 hommes jours et nuits. Cette garde rapprochée le suivait partout mais ce n’était pas encore la Garde Impériale comme nous la connaissons.
Quand le peuple gwanguama gagna cette guerre Koffi Moutawa, notre libérateur à tous, fût proclamé Empereur. Sa position politique installée il n'était pas moins vulnérable. Beaucoup d'anciens colons voulaient sa mort, d'autres gwanguamas voulaient son trône. Il devait donc se prémunir contre un assassinat ou contre une rébellion. La nécessité d'une garde beaucoup plus nombreuse et totalement dévouée à l'Empereur devint nécessaire.
L'Empereur demanda a Adisa Doumbia de rédiger un protocole pour sélectionné cette Garde Impériale. Il proposa des tests d'aptitudes très détaillés qui sont encore utilisés actuellement. En plus de ces tests psychologiques, l'Empereur décida que la Garde Impériale devait avoir des critères physiques précis. Ainsi les Gardes Impériaux doivent faire plus d'un 1.80 mètre et moins de 1.90 et avoir une condition physique exigeante testée par des épreuves athlétiques.
La Garde Impériale devint une véritable armée d'élite, toujours pourvu des meilleurs équipements, toujours irréprochable dans leur comportement, ils doivent inspirer le respect et la crainte. Deux qualités qu'ils savent très bien mettre en avant.

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Insigne de la Garde Impériale

La couronne de laurier représente l'Empereur, les trois aigles leur triple allégeance à l'Empereur, à l'Empire et au peuple gwanguama, les haches leur puissance militaire, les cœurs leur fidélité inflexible. Il est surmonté de la couronne, symbole du pouvoir Impérial.


L'organisation de l'Empire

Une fois Empereur, Koffi Moutawa divisa l'île en quatre royaume et ne garda qu'un petit territoire autour de la capitale Sogol. Il savait que sans l'aide de différents chefs militaires sa guerre de libération aurait été impossible. Il ne voulait pas assoir un pouvoir central trop fort qui aurait ressemblé à une nouvelle servitude pour les gwanguamas. Pour gérer les nombreuses tribus gwanguamas il ne pouvait pas non plus morceler son Empire en une myriade d’entités tribales qui finiraient par retomber dans leurs conflits locaux. Le découpage subtil qu'il réalisa est toujours en vigueur aujourd'hui :


Cours d'Histoire des gwanguamas Carte110
Carte de l'Empire avec les "frontières" des quatre royaumes


Pour approfondir mes recherches sur les différents royaumes et leurs histoires particulières, j'ai interrogé les rois actuels. La tradition orale de ces quatre familles était la meilleure source d'informations, je me suis donc livré à l'exercice pour mon royaume également. Commençons par le royaume Maramona qui a un lien direct avec la Garde Impériale dont je vous ai parlé précédemment.


Les rois Maramona

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Koffi Moutawa, le libérateur de notre peuple n'avait pas que des hommes bons parmi ses troupes. Comme dans tout groupe humain il y avait des cinglés de chez cinglé. Mon ancêtre Adisa Doumbia avait un sixième sens pour les repérer. Çà a éviter pas mal de "bavures" pendant la guerre de libération en écartant certains individus d'un poste de commandement ou ils auraient été dangereux pour le mouvement. Il était donc régulièrement consulté pour les promotions, travail ingrat et dans l'ombre, cependant ses conseils avaient l'oreille de Koffi Moutawa. Jusque là il était un officier de l’état-major presque comme un autre.

Mais un jour de revue militaire, il croisa le regard d'un des hommes passés en revue par notre libérateur. Koffi Moutawa allait passer devant cet homme dans quelques secondes. Mon ancêtre était juste assez proche pour s'interposer, il prit deux balles de pistolet en pleine poitrine quand le soldat pointa son arme sur le futur Empereur. L'interrogatoire du soldat ne donna que des délires paranoïaques, mais pendant ce temps Adisa Doumbia resta entre la vie et la mort pendant des jours. Il finit par presque s'en remettre, le futur Empereur n'avait plus sur son officier un regard de supérieur mais celui d'un admirateur, du moins d'un ami. Il le garda proche de lui pendant toute la fin du conflit et l'appelait par son prénom ce qui agaçait le reste des officiers supérieurs.

A la fin de la guerre de libération il ne l'oublia pas, un homme qui se prend deux balles pour sauver son chef on peut lui faire une confiance quasiment totale. Le sachant de santé fragile depuis cet attentat, il lui donna le royaume de Maramona ou l'air du large le tonifierait et les plages splendides lui donneraient une fin de vie agréable. Il mourut à 60 ans paisiblement sur un transat devant son palais, des années de vie certainement amputées par cet acte héroïque.

Je n'ai peut-être pas le courage de mon ancêtre, mais en terme de fêtes je touche ma bille et c'est la principale activité sur nos plus belles plages de l'île.

Ousmane Doumbia
6ème roi Maramona






Les Rois de Habsor


Cours d'Histoire des gwanguamas Habsor11



Mon ancêtre Konan Assalé était le général en chef de Koffi Moutawa le libérateur de notre peuple. Il a été dans les premiers à le rejoindre dans son combat et il s'est révélé un homme compétent, fidèle et courageux. Le général Konan Assalé était parfois en première ligne, respecté par ses hommes, craint par ses ennemis, il était le bras droit de Koffi Moutawa.

Une fois les combats terminés il fut récompensé pour ses actes héroïques et sa fidélité. Koffi Moutawa, devenu Empereur des Gwanguanas, le fit roi de Habsor le royaume le plus peuplé, au cœur de l'île. Une position stratégique dans les montagnes ou l'Empereur savait qu'il serait le premier à reprendre les armes en cas d'agression. La ville de Habsor est la deuxième ville la plus peuplée de l'Empire après la Capitale Sogol, son grand lac volcanique aux eaux constamment à 37°C en fait aussi un lieu de séjour très agréable quoi que assez aride à cause de l'altitude et de la chaleur.
Les successeurs de mon ancêtre ont su garder un royaume prospère ou il fait bon vivre.

Moi Kouadio Assalé, cinquième roi de Habsor, suis investi de cette tradition de fidélité aveugle à l'Empereur. Je suis responsable de la prospérité du royaume et d'une tradition militaire qui fait de mon royaume le plus grand pourvoyeur de soldats de l'armée Impériale dont une grande partie est cantonnée dans mon royaume. En cas de conflit l'Empereur a toujours donné un commandement important aux rois de Habsor.

Kouadio Assalé
Cinquième roi de Habsor



Les rois calarodinaux Dogbo



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Koffi Moutawa, le libérateur de notre peuple, avait une force intérieure extraordinaire. Il avait une ambition énorme, délivrer tout son peuple, délivrer du joug des oppresseurs tout les gwanguanas et leur rendre leur terre, leur île. Il était persuadé de pouvoir le faire seul, de lever une armée disciplinée et aussi enthousiaste que lui.

Il a facilement trouvé des hommes en nombre, principalement des esclaves en fuite. Mais aussi des bandits ou presque qui ne croyaient pas à son projet mais espéraient s'enrichir à bon compte et se payer un passeur pour fuir n'importe ou. Il avait besoin de personnalités stables, obéissantes et désintéressées pour grossir ses troupes. Il ne lui fallut pas longtemps pour constater que les xatholics, parmi les esclaves en fuite, étaient de loin les plus contrôlables. Seulement ils étaient aussi très religieux et il sentait bien que se lancer dans une guerre totale sans l'assentiment de leurs prêtres était une difficulté importante. La religion xatholic était méprisée par beaucoup des oppresseurs qui n'y voyaient que de doux rêveurs, beaucoup des fidèles étaient gwanguanas, certains de leurs haut dignitaires aussi. Il ne tarda pas à comprendre que si son projet avait des chances d'aboutir c'est sur cette communauté qu'il fallait s'appuyer en priorité.

Mais les prêtres et les quelques calarodinaux gwanguanas étaient des affranchis et avaient des enfants, une femme, bref beaucoup à perdre et peu à gagner pour une religion qui se voulait pacifiste. Il ne se découragea pas et envoya des émissaires tester leur clergé. Des mois passèrent avant qu'il ne prenne un contact réellement intéressant avec un xatholic haut placé. Cet homme était mon aïeul, le calarodina xatholic Louis Dogbo. Il fut convaincu par la force de persuasion de Koffi Moutawa et entrepris de tisser un réseau gwanguanas au sein de son Église. Des prêtres furent convaincus de rejoindre le mouvement de libération et acceptèrent de partir avec les premiers libérateurs clandestinement vers notre terre natale. Les xatholics affluèrent alors par centaines puis par milliers et constituèrent bientôt la majorité des troupes de Koffi Moutawa.

Louis Dogbo et sa famille furent du dernier voyage de Koffi Moutawa vers le territoire Gwanguana. Louis Dogbo prit part au conflit aux côté des troupes xatholics qui se battirent comme des lions avec la bénédiction de leur calarodina aumônier général. A la fin de la guerre de reconquête, Koffi Moutawa n'oublia pas le rôle primordial que Louis Dogbo y avait joué. Il le fit Roi du Royaume Darmena, la région la plus fertile de l'île ou bon nombre de xatholics s'installèrent. Dès les premiers temps le titre de Roi Darmena et de calarodina xatholic pour tout l'Empire fusionnèrent et se transmettent toujours de père en fils.


Jean Dogbo
Sixième roi Darmena
Calarodina xatholic pour tout l'Empire Gwangua.




Les Rois de Luneda

Je parle donc ici de ma famille :

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Bien avant que Koffi Moutawa, le libérateur du peuple Gwanguana, commence son projet de récupération de notre territoire ma famille avait été affranchi. Disons le tout de suite nous sommes métissés depuis longtemps ce qui n'a pas été étranger à cet état de fait. Nos mères nous ont toutes rappelées les circonstances de cette ignominie.

Mais secrètement, dans nos cœurs nous sommes toujours resté gwanguana. Toujours prudents, souvent menteurs, éduqués dés la plus tendre enfance à ce double jeu, ma famille a gagné la confiance de nos anciens maîtres puis de leurs amis, puis des puissants parmi les oppresseurs.
Bien entendu ils ne nous ont jamais donné en mariage une de leur filles, mais à force de mariages dans le même milieu que celui de ma famille nous avons gravit les échelons. Nous étions un alibi, une caution morale pour leurs agissements ignobles envers nos frères. D’esclaves en quelques générations nous gravitions dans les milieux d'affaire et faisions de l'argent, beaucoup d'argent, sans trop le montrer sans trop peu le montrer.

Quand Koffi Moutawa est venu parler à mon ancêtre Koffi Bah, il était déjà dans l'illégalité, esclave en fuite, à la tête d'une bande de bandits, entre guérilla politique et criminalité. Mon ancêtre était bien plus riche que lui, mais bien moins fier aussi il faut l'avouer. Koffi Bah n'a pas réfléchi bien longtemps, il a utilisé ses activités commerciales pour commencer à faire parvenir des armes et des hommes sur la terre de nos ancêtres. Ce manège a duré près de cinq ans, mon ancêtre a fini par attirer des soupçons. Il a profité d'un gros chargement d'arme détourné au gouvernement des oppresseurs pour rejoindre l'île avec toute sa famille et toutes les liquidités qu'il avait pu récupérer en empruntant à tout ses "amis".

C'était le moment attendu par la guérilla déjà organisée de Koffi Moutawa pour passer à l’offensive, le gouvernement local qui occupait notre terre a été totalement pris au dépourvu. Entre corruption de haut responsables contre la sécurité pour leur famille et attaques militaires préparées par notre libérateur depuis des années, le territoire des gwanguamas fut libéré en quelques mois.

En récompense de ses services, sans lesquels la guerre n'aurait pas pu être gagnée, Koffi Bah fut déclaré roi de Luneda. Ses compétences en commerce semblant bien assortie avec le seul véritable port de commerce de l'île : Lunedon.

Aujourd'hui je m'occupe en priorité de la prospérité commerciale du port de Lunedon indispensable à celle du territoire Gwangana. J'ai aussi sous ma responsabilité les installations de la marine de guerre Impériale basée dans ce port.

Boku Bah
Cinquième roi de Luneda


L'Empereur

Après la mort à l'age très respectable de 70 ans de son père Abdoulaye Moutawa. Hannibal Moutawa est monté sur le trône du Gwangua. Lui le fils cadet avait été choisi par son père pour lui succéder parmi ses sept frères. En effet avant la mort de l'Empereur, le nom du successeur n'est connu que de celui ci, il n'y a pas de droit d'ainesse ou de règle quelconque à part l'exclusion des femmes de la succession. Cette enveloppe scellée contenant le nom du prochain Empereur est sous la responsabilité de la Garde Impériale, sans doute le morceau de papier le plus cher de l'Empire....
Le Titre complet de l'Empereur est : "Empereur du Gwangua, Souverain de Sogol et des quatre royaumes", les rois gwanguamas sont donc très formellement ses vassaux.
L'Empereur est couronné par le calarodina xatholic, le ravéron évangélia et l'imomo de Sogol qui sont les trois représentants des principales religions du Gwangua. Il règne sur le Territoire Impérial de Sogol où sont regroupés les lieux de pouvoir comme les ministères souvent attribué à des membres des familles royales et surtout le "Grand Conseil" où siègent les chefs de tribus importantes et depuis peu des membres de la société civile choisis par L'Empereur.

Merci à tous pour votre intérêt.
Osismii
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Métier: Pair de la Ligue, Ministre de l'Education et de la Culture, Théologien à l'université d'Ebur, Député Tour d'Ivoire
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