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Immigration : un flux qui ne cesse de croître

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Immigration : un flux qui ne cesse de croître

Message par Magny le Lun 21 Avr - 18:52



Contrairement à une idée reçue, la proportion d’immigrés au sein de la population française n’a cessé d’augmenter au cours du XXe siècle. Selon les données de l’Insee, les immigrés — définis comme les personnes nées à l’étranger, de nationalité étrangère ou devenues françaises — étaient un peu plus de 1 million dans la France de 1910, ce qui représentait 2,5 % de la population. Leur nombre a passé la barre des 2 millions dans les années 1920, puis celle des 4 millions en 1980, pour atteindre officiellement, en 2010, 6,7 millions (10 % de la population). En 2010, plus de 250 000 individus sont entrés dans l’Hexagone — soit plus que les habitants de Bordeaux…

Les flux de clandestins ne contribuent pas peu à cette immigration considérable : ils étaient entre 200 000 et 400 000 sur le territoire français en 2006, et auraient vu depuis lors leurs rangs grossir de 80 000 à 100 000 individus chaque année. La circulaire Valls du 28 novembre 2012 a produit une hausse record de 51 % du nombre de régularisations de clandestins pour 2013, soit 35 000.

Les naturalisations sont également massives. Près de 760 000 étrangers ont acquis la nationalité française sous le précédent quinquennat — l’équivalent de deux fois la population de Nice ! En août 2013, Manuel Valls s’était fixé l’objectif d’au moins 100 000 acceptations de dossiers chaque année…

Les immigrés font en outre preuve d’une vigueur démographique nettement supérieure à celle des autochtones. Selon le rapport de la Direction de la population et des migrations de 2006, 25 % des naissances en France étaient d’origine immigrée. Résultat : près d’un habitant du territoire français sur cinq était, à la fin des années 2000, d’origine étrangère sur deux générations.

Les flux entrants de ces dernières décennies ont concerné des populations originaires essentiellement d’Afrique subsaharienne et du Maghreb : en 2005, seuls 35,6 % des jeunes de moins de 18 ans d’origine étrangère avaient des racines européennes, contre 75 % en 1965… De sorte qu’il existe désormais sur le territoire français des villes, comme Mantes-la-Jolie (Yvelines), où une infime minorité des résidents (en l’occurrence 5 %) est originaire du vieux continent. Cette immigration extraeuropéenne a contribué à une expansion sans précédent de la religion islamique : en 2010, la France comptait 4,7 millions de musulmans — soit 7,5 % de la population française — quand, en 1962, leur nombre s’élevait, selon Michèle Tribalat, à 500 000.

http://www.valeursactuelles.com/flux-qui-ne-cesse-cro%C3%AEtre
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Magny
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Re: Immigration : un flux qui ne cesse de croître

Message par Invité le Mar 20 Mai - 15:20

« l’Europe fait l’objet d’une véritable colonisation »

hebergeur d'image

Pourquoi êtes-vous candidat aux élections européennes ?

Parce que nous sommes désespérés de constater que le phénomène qui nous semble de très loin le plus important de notre époque, celui que retiendra l’histoire comme le plus marquant, le changement de peuple, et nécessairement de civilisation — l’un entraînant l’autre, car les êtres ne sont pas des pions, des robots qui arrivent et agissent indépendamment de leur propre histoire, de leur culture —, que ce phénomène énorme, donc, la transformation radicale du paysage démographique, culturel et physique de notre pays et de tout le continent européen, se déroule dans le plus complet silence politique, sans que les peuples d’origine aient jamais été consultés, sans que cette question majeure, capitale, auprès de laquelle toutes les autres, même les plus graves et les plus douloureuses, sont secondaires, ait jamais été posée.

Pouvez-vous expliquer à nos lecteurs ce que vous appelez le « grand remplacement » ?

C’est très simple : il y avait un pays, il y avait un peuple, et, en l’espace d’une génération, sur le même territoire, il y a plusieurs autres peuples, avec leurs propres cultures, leurs propres civilisations, leurs propres religions, bientôt leur propres langues et leurs propres rapports au travail, à la vie civique, à la loi, à la vie publique, à la vie privée, aux relations de voisinage, à l’espace sensible, au territoire. C’est une conception bien basse et bien humiliante de ce que c’est que l’homme, et de ce que sont les peuples, que de penser qu’avec d’autres hommes, d’autres femmes, d’autres peuples, d’autres religions, d’autres cultures, on pourra continuer la même histoire, la même nation, la même Europe. Nous luttons contre cette conception de “l’homme remplaçable”, désafilié, déculturé, hébété par l’enseignement de l’oubli et par l’imbécillisation de masse, délocalisable à merci, que promeuvent les intérêts de la finance internationale et les exigences du village universel.

Comment mettre en œuvre concrètement « une remigration humainement menée » ?

Certainement pas en imitant la brutalité de l’Algérie lorsqu’elle a estimé en 1962, et le monde entier n’a rien trouvé à redire à cette façon de voir, qu’avec dix pour cent de sa population étrangère à ses jeunes traditions, elle ne serait pas vraiment indépendante : et ces minorités européennes, françaises ou espagnoles, chrétiennes ou juives, ou bien juives et parfaitement autochtones, elle les a jetées à la mer, avec la violence qu’on sait : la valise ou le cercueil. Et ne parlons pas des harkis massacrés. Non, rien de tel, bien au contraire : l’In-nocence est une non-violence. Mais nous avons l’intention de prendre au mot ceux qui renient en toute occasion leur nationalité française, proclament haut et fort qu’elle ne leur est rien, et défilent dès qu’ils en ont l’occasion sous des drapeaux algériens, éventuellement en cassant tout sur leur passage. Ceux-là, il faut exaucer leurs vœux, et les rendre à leur vraie patrie. Il faut aussi rétablir la mal nommée “double peine” et en élargir le champ d’application. D’autre part des incitations financières au retour vers les pays d’origine sont parfaitement concevables : elles coûteront toujours moins cher que l’immigration elle-même.

En quoi votre discours diffère-t-il de celui du Front national ?

Le Front national veut quitter l’Union européenne et l’euro. Nous ne proposons rien de tel. Nous désapprouvons autant que lui et même plus les politiques suivies par l’Union, nous croyons nécessaire de les changer radicalement, et de changer l’Union elle-même, mais nous ne voulons pas plus renoncer à l’Europe que nous ne voulons renoncer à la France sous prétexte que leurs gouvernements ne font que des bêtises. Ces gouvernements, ces politiques, il faut les changer du tout au tout. Mais sans détruire les édifices au sein desquels ils opèrent (mal). À l’heure où l’Europe fait l’objet d’une véritable conquête, d’une colonisation qui ne dit pas son nom, on a l’impression que l’adversaire numéro 1, pour le Front national, c’est l’Europe. Non, l’Europe, c’est ce qu’il faut défendre, au contraire, en union avec les autres peuples européens qu’il faut appeler au réveil, à un retour à l’histoire, à une conception de l’Europe comme acteur de l’histoire, appuyé sur une des plus hautes civilisations que la terre ait portées. Personnellement je me sens aussi européen que français, même si je suis accablé par les politiques européennes — mais pas plus que par les politiques françaises.

J’ajouterais que le Front national, dans la mesure même où il devient un très grand parti, est obligé de prendre acte, électoralement, comme les autres grands partis, du changement de peuple, et que la tentation est grande, pour lui, d’entériner le Grand Remplacement — la chose, pas le nom : de le considérer comme un fait accompli, irréversible. On a l’impression que l’immigration, et a fortiori la remigration, ne sont plus au premier chef son affaire. Il est passé à autre chose.

http://fr.novopress.info/167022/renaud-camus-leurope-fait-lobjet-dune-veritable-colonisation/

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