Lectures en diagonale
Bienvenue,

Inscrivez vous pour poster des commentaires ou de nouvelles lectures.

Qui sont les 3 fondateurs de la Franc-maçonnerie ?

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

Qui sont les 3 fondateurs de la Franc-maçonnerie ?

Message par Merl1 le Sam 21 Déc - 7:11


"La maçonnerie naît officiellement le 24 juin 1717. Il faut noter que cette date est celle de la Saint-Jean-Baptiste mais surtout, sur le plan ésotérique, la date du solstice d’été.

De même, la Saint-Jean l’Évangéliste, le 27 décembre, est la date du solstice d’hiver, or les maçons revendiquent ces deux saints du fait de la symbolique de la Lumière, non pas celle du Christ, mais celle de la Raison et aussi symbole et réminiscence d’un rite solaire.

On perçoit déjà la double face de la maçonnerie utilisant des symboles chrétiens en en changeant le sens. C’est à Londres dans la taverne The Apple Tree Tavern que naît officiellement la maçonnerie de la réunion en une Grande Loge, de quatre loges pré-existantes, du nom où se tenaient les réunions : The Goose and Gridiron, (I’Oie et le Gril) ; The Crown, (La Couronne) ; The Apple Tree, (Le Pommier) ; The Rummer and Grapes, (Le Gobelet et les raisins).

Trois protestants, sont essentiellement à l’origine officielle de la maçonnerie : Désaguliers, Anderson, Payne.

1° – Le révérend Jean-Théophile Désaguliers ou Des Aguliers, est né en France, à La Rochelle. Après la révocation de !’Édit de Nantes, son père, pasteur protestant, avait immigré en Angleterre. Peu gâté par la nature, petit, gros, difforme, terriblement myope, Désaguiliers fait ses études au Christ-Church, à Oxford et s’oriente vers la philosophie expérimentale, qu’il enseignera.
Selon F. Gientulli, il est considéré comme un naturaliste dans le sens philosophique du terme et Rose-Croix : « La fusion entre la fraternité des Maçons Libres et Acceptés et la Société Alchimiste des Rose-Croix, avait pour but de permettre aux Rose-Croix de mettre en sécurité leurs recherches alchimistes et leurs idées gnostiques et rationalistes, derrière la façade respectable de la Fraternité ».
Désaguliers entre dans les ordres, devient chapelain du prince de Galles et sera familier d’Isaac Newton, dont il diffusera le système, et du philosophe S’Gravesande. Il est l’auteur de différents ouvrages philosophiques :
- System of Experimental Philosophy, 1719,
- Transactions philosophiques, 1716-1744, etc … , oeuvres qui démontrent un esprit brillant, mais faiseur de systèmes.
Il mourut misérable et fou. Il est révélateur que le Grand Larousse Universel de Pierre Larousse, en 17 volumes, 1865 ne souffle mot de son rôle dans l’émergence de la maçonnerie.

2° – James Anderson, naît à Aberdeen en Ecosse. Il est lui aussi théologien protestant et tout aussi curieusement le Grand Larousse universel est muet sur ce personnage-clé de la maçonnerie au XVIIIème siècle.
Il est tenu à son époque pour "un imposteur, un escroc et un fripon", ayant participé à des tripotages financiers, comme l’historien Albert Lantoine, maçon lui-même, le rapporte. Il donnera son nom aux Constitutions des Maçons Libres et Acceptés, 1723, ou Constitutions maçonniques d’Anderson, véritable bréviaire de la maçonnerie.
Dans sa version de 1738, on y relève cette injonction, allusion aux sept principes noachides énoncés dans le Talmud, mais dont il n’est nullement question dans l’Ancien Testament et qui donne déjà une indication de la véritable origine de la maçonnerie : "Le maçon est tenu d’observer la loi morale en tant que véritable Noachide".
Cette allusion à Noé n’a rien à voir avec la Bible. Elle se rapporte à la Tradition rabbinique, à l’enseignement des théologiens et philosophes juifs, tel le grand-rabbin du 13ème siècle Maïmonide, "ce qui fait des francs-maçons les laïcs d’Israël " et comme le note Ugo de Nicola, : "Ces principes noachides démontrent le lien indissoluble entre judaïsme talmudique et donc antichrétien, et maçonnerie".

3° – Georges Payne, riche antiquaire, moins connu, représente l’élément financier, jamais absent des entreprises maçonniques. Un premier Grand-Maître est élu, Anthony Sayer, "ayant autorité sur tous les frères ". Le 24 juin 1718, Georges Payne, lui succède et ordonne de rassembler tous les ouvrages traitant de la maçonnerie.
Il sera remplacé par Jean Théophile Désaguliers, l’année suivante, puis Payne reprendra son rang de Grand-maître en 1720 et fera adopter un premier règlement en 1721 en même temps qu’est nommé un nouveau Grand-Maître, le duc de Montaigu.

Les premières loges sont "déistes", non pas chrétiennes comme les références à saint Jean tendent à le faire croire. On assiste, comme avec les symboles de la maçonnerie opérative, à la récupération de symboles chrétiens par la maçonnerie, dont l’évangile de saint Jean, pour son allusion à la "Lumière"‘ que les maçons entendent dans le sens initiatique.

Cela rassurait une société encore imprégnée par le christianisme et toute l’habileté de la maçonnerie va être d’en détourner le sens. Beaucoup se laisseront et se laissent toujours prendre par cette façade. Ce fut le cas d’André Chénier et Joseph de Maistre, avant qu’ils ne reviennent de leurs illusions.

Philippe Ploncard d’Assac – La Maçonnerie

http://bibliothequedecombat.wordpress.com/2013/12/21/qui-sont-les-3-fondateurs-de-la-franc-maconnerie/
avatar
Merl1
Admin
Admin

Messages : 544
Date d'inscription : 28/10/2013

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut

- Sujets similaires

 
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum